« Préserver, Imaginer, Entreprendre »

open cities, smart citizens

« Préserver, Imaginer, Entreprendre »

Réflexions en temps de crise

Dans une situation où les incertitudes n’ont peut-être jamais été aussi grandes, quel rôle doit-on jouer quand on n’est ni médecin, infirmier, scientifique ou ingénieur ? Quand on n’est pas déjà en première ligne ? 

Face à la tentation du repli, et l’aspiration tout aussi grande de retrouver « la vie d’avant », sans la moindre certitude sur la durée et les conséquences réelles à moyen et long terme, quelles sont les décisions à prendre, les actions à mener ?

En lisant les analystes, la crise économique qui s’annonce sera au moins égal à celle de 1929. Notre monde aujourd’hui hyper connecté est déjà fragilisé par la crise climatique, nos économies et industries sont interdépendantes, même les plus critiques et vitales (alimentation, santé, …), et à ce titre plus fragiles que jamais. Même si on pourrait espérer être mieux préparé, rien n’est moins sûr. Les conséquences seront donc probablement d’une violence économique et sociale phénoménale, remettant en cause nos modes de vie, au-delà de ce que nous pouvons concevoir.

Pourtant, notre société n’en est pas à sa première crise, et elle finit toujours par les surmonter. A l’instar de la devise de Paris, « Fluctuat Nec Mergitur ».

Revenons donc à la question de départ : quel rôle jouer dans cette crise ? En tant qu’individu, en tant que citoyen, en tant qu’entreprise et en tant qu’entrepreneur.

La réponse semble finalement assez simple et correspond déjà à la réalité un peu partout dans le monde : faire face, tenir, protéger, s’organiser, se préparer, anticiper.

C’est d’ailleurs sur ces derniers points que la question est la plus délicate, car par définition, et tout particulièrement en ce moment, l’avenir est incertain (« Difficult to see. Always in motion is the future » disait un petit philosophe vert, alors qu’il avait son pire ennemi sous ses yeux). Comment s’y préparer donc ? Chacun doit-être dans son rôle, le tout étant de le connaitre, de le découvrir ou de l’inventer.

En tant qu’entreprise, le rôle de Metapolis est à la fois de préserver nos équipes et d’être aux côtés de nos clients pour assurer leur continuité de service. La question de l’utilité de telle ou telle activité mérite légitimement d’être posée. Notre vocation a toujours été d’accompagner les acteurs publics dans leurs projets de transformation numérique, avec la volonté de les aider à préserver leur souveraineté, la mutualisation et la péréquation de leurs moyens et de leurs investissements, dans le respect de l’intérêt général. Ce postulat fondateur est aujourd’hui plus fort que jamais.

Dans le contexte actuel, toutes nos intelligences, toute notre énergie, tous nos moyens sont tournés vers l’entraide, le partage, l’accompagnement des projets numériques de dématérialisation et d’inclusion qui permettent d’assurer la continuité des services publics et d’intérêt général. Que l’on parle de changement des pratiques de travail, de management ou de prise de décision, mais aussi de communication, de diffusion de l’information sur les bonnes pratiques, les retours d’expérience utiles, les outils à mettre en œuvre pour transformer les territoires en « plateformes numériques de services », assurant l’accès équitable aux ressources nécessaires à tous et à la protection des plus fragiles, le numérique doit être résolument tourné vers l’intérêt général.

Pour les entrepreneurs, c’est l’anticipation des situations et besoins à venir qui nous préoccupe. Comment être proactif sans être ingérant, comment être agile pour organiser et réorienter nos capacités de travail et nos intelligences vers les problématiques prioritaires. L’idée n’est pas ici d’apporter de réponse définitive mais bien de mobiliser notre créativité, notre imagination, notre capacité à inventer, développer, mettre en œuvre et déployer les solutions qui répondent aux problèmes présents et futurs dans le souci du bien commun. Cela doit être notre priorité, s’il fallait le rappeler.